Pour augmenter les salaires et développer l’emploi, un autre crédit est nécessaire !

Publié le par PCF - Section du Canton de Lusignan

Pour augmenter les salaires

et développer l’emploi,

un autre crédit est nécessaire !

 

Combien de fois n’avons-nous vu telle entreprise en bonne santé sur notre commune fermer et investir en même temps à l’étranger ? Pourquoi ? Les entreprises sont très endettées. Elles sont obligées de rembourser chaque année davantage ou alors de payer les actionnaires à des taux de rentabilité incompatibles avec les besoins en investissement, en formation, en améliorations sociales et environnementales des conditions de production. Les créditeurs des entreprises haïssent les cotisations sociales et se repaissent de dettes de nos entreprises locales. Ils rechignent à prêter pour développer l’activité. Ces créditeurs à l’ancienne mode, ces usuriers, ne sont pas dignes de confiance. En 2009 ils se sont gavés de notre argent qui a servi à réparer leur gestion irresponsable. Et en 2010 ils sont revenus nous donner des leçons. A la longue aucune entreprise socialement et écologiquement responsable ne pourra supporter le coût de ce crédit là. La seule loi que connaisse ce monde c’est mourir ou manger les autres.


Remplacer cette pression insensée des banques et des actionnaires par un soutien par le crédit contrôlé par d’autres objectifs de gestion est la condition sine qua non pour renverser la tendance qui met chaque salarié de notre canton en compétition avec un salarié plus exploité ailleurs dans le monde. Relocaliser ne se fera que si les banques y aident. Elles ne le feront pas si elles restent privées et soumises à leurs critères actuels. Il faut nécessairement une refonte complète de l’objectif financier et économique des banques. Par exemple, le crédit agricole qui finance une très grande part de l’activité économique du canton, prélève bien plus sur le territoire qu’il n’y réinvestit. A l’échelle nationale, il collecte plus de 400 milliards d’euro et n’en réinvestit qu’un peu plus de 300. Le quart restant est dépensé en opérations spéculatives à l’étranger, livrant la banque coopérative aux aléas de la finance internationale. Elle n’est plus en mesure de soutenir l’artisanat ou le développement écologique et social des entreprises. Il faut redonner le Crédit Agricole à ses sociétaires et changer les critères de gestion. Aujourd’hui les taux des crédits aux entreprises ne dépendent que des profits dégagés, ce qui les dissuadent d’investir dans l’embauche, la recherche et la formation. Il faut au contraire conditionner les prêts aux entreprises à ces investissements, à leur capacité de faire vivre nos territoires avec des emplois de qualité. Il faut, par le crédit bonifié notamment, favoriser les entreprises qui pérennisent l’emploi et décourager les autres.


Pour cela deux conditions essentielles doivent être réunies. Premièrement, les salariés des entreprises doivent être dotés de pouvoirs étendus dans les conseils d’administration des groupes. Et deuxièmement, les grandes institutions bancaires, elles aussi sous un contrôle beaucoup plus fort des salariés des banques elles-mêmes, doivent mettre en œuvre de nouveaux critères.


Ce programme du parti communiste français peut être mis en œuvre immédiatement, comme dans certaines régions. Il peut être mis en œuvre y compris à l’échelle européenne où la France doit user de tout son poids pour imposer une réorientation à la banque centrale européenne, et donc remettre en cause le traité de Lisbonne imposé aux Français qui avaient majoritairement voté contre.


Les élections cantonales sont une occasion d’envoyer ce message à tous ceux qui travaillent à gauche à renvoyer la droite dans l’opposition.

Jean-Louis Durand

retraites 24 juin0071

Publié dans Proposons ensemble

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article